Équipes de recherche

Le projet RiOMar est composé de 21 équipes de recherche, aux spécialités complémentaires allant de l’observation à la modélisation.

Le LOPS

Le LOPS est une unité mixte de recherche (UMR6523) dédiée à des programmes de recherche en océanographie physique allant du rôle de l’océan global dans le climat et l’évolution aux processus hydrodynamiques de l’océan côtier. Organisés autour de 140 personnes (chercheurs, ingénieurs, techniciens, post-docs, doctorants), quatre groupes de recherche répondent à des défis scientifiques clés : Océan côtier, Océan et climat, Interactions à l’échelle de l’océan, et Télédétection et interactions air-mer
Dans le cadre du projet RiOMar, le groupe Océan côtier apporte son expertise en matière de modélisation et d’observation de l’hydrodynamique des océans côtiers. Le groupe Océan Côtier du LOPS est fortement impliqué dans l’observation côtière in situ avec la conduite de campagnes scientifiques régulières et la coordination du Service National d’Observation COAST-HF (https://coast-hf.fr/), ainsi que le développement de systèmes d’observation à faible coût. Le groupe de recherche fait également partie de la coordination de l’initiative d’infrastructure européenne JERICO (https://www.jerico-ri.eu/). Pour soutenir les observations acquises et la compréhension des processus côtiers, des modèles numériques sont développés et utilisés dans le groupe de recherche. En tant que développeur principal de plusieurs modèles d’océan côtier (tels que MARS3D ou CROCO – https://www.croco-ocean.org/), l’expérience acquise en matière de simulations à long terme sur des ordinateurs massivement parallèles sera consacrée aux actions de recherche de RiOMar.

Le LOV

Le LOV appartient à l’Institut des Sciences Marines de Villefranche sur Mer (IMEV), l’une des trois stations marines de l’Université de la Sorbonne. Les quatre missions principales du LOV sont la recherche (production de connaissances), l’observation, l’enseignement et la diffusion des connaissances. Elles s’inscrivent dans le cadre de l’étude de l’océan mondial et en particulier de sa réponse et de sa contribution au changement global, dans le but de prévoir l’évolution future de ses services écosystémiques. Cela inclut les zones offshore et côtières, voire les zones littorales, les échanges aux interfaces air/mer/terre/terre et les flux de matière (par exemple, le carbone) le long de la colonne d’eau de mer. Les variables étudiées appartiennent aux disciplines de la biologie, de la chimie, de la biogéochimie et de la physique (optique et hydrodynamique). Des activités d’observation permanente sont menées à LOV-IMEV dans le cadre de services d’observation nationaux labellisés par le CNRS-INSU (MOOSE, SOMLIT, COAST-HF, PHYTOBS, Argo-France). L’objectif de ces activités d’observation est d’estimer les impacts du changement climatique et de la pression anthropique sur l’environnement marin à travers une longue série temporelle de données hydrologiques, biogéochimiques et biologiques dans la mer Ligure y compris les eaux côtières. Dans ce contexte, le LOV a développé une expertise en optique marine et en télédétection de la couleur de l’océan dans les eaux offshore et côtières, ainsi que l’approche des réseaux neuronaux en océanographie pour prédire le devenir des variables biogéochimiques clés qui sont essentielles pour observer et comprendre l’évolution du cycle du carbone face au changement climatique.

Le MIO

Le MIO constitue un centre d’expertise en biologie marine, écologie, biodiversité, microbiologie, halieutique, physique, chimie, biogéochimie et sédimentologie. Avec un effectif d’environ 250 personnes, le MIO est l’un des plus grands centres océanographiques français, impliqué dans des thématiques liées à la circulation océanique et atmosphérique, au fonctionnement des écosystèmes marins, des bactéries aux poissons, aux interactions biologiques dans les environnements extrêmes et à la pollution des océans. Le MIO est impliqué dans des projets de recherche majeurs à l’échelle globale et localement aux interfaces continentales, atmosphériques et sédimentaires.

Le groupe chimique impliqué dans RiOMar rassemble une expertise en biogéochimie benthique spécialisée dans les processus de minéralisation du carbone et des éléments associés, y compris la quantification des plastiques et des additifs. La proximité du MIO avec la zone du delta du Rhône et l’existence de moyens de navigation locaux permettent des interventions ponctuelles pour effectuer des relevés dans des délais courts

DYNECO

DYNECO est une unité Ifremer centrée sur la dynamique des écosystèmes selon une approche écosystémique. DYNECO explore les changements dans l’écosystème liés aux perturbations et vise à définir les trajectoires des changements à plus ou moins long terme et l’évaluation de l’état d’un système selon différents scénarios. Différentes échelles sont abordées. Les questions de biodiversité sont également considérées sous l’angle de la complexité des assemblages d’espèces et de leurs interactions. Les recherches sont également menées à l’échelle des organismes et de la dynamique des populations.

DYNECO est divisé en quatre équipes (LEBCO, PELAGOS, PHYC DHYSED) dédiées à différents compartiments de l’écosystème : écologie et écophysiologie du plancton et du benthos, flux biogéochimiques et devenir des nutriments, évolution des habitats et flux de particules.

EPOC

EPOC (UMR5805) a développé une forte expertise dans l’investigation multidisciplinaire des systèmes RiOMar (prodelta du Rhône1-6 ; West Gironde Mud Patch7-9) concernant le fonctionnement des habitats benthiques, la caractérisation des contaminants émergents et le suivi haute fréquence (SOMLIT et MAGEST dans les estuaires de la Gironde et de la Charente). Notre groupe va maintenant apporter son expertise pour caractériser (i) l’évolution à moyen et long terme du WGMP et son fonctionnement physique, écologique et biogéochimique en relation avec le changement global (réchauffement, stratification, tempête, désoxygénation, …), et (2) l’exposome des sites RiOMar

Le LPG-Angers

Le Laboratoire de Planétologie et Géosciences (LPG) est une unité mixte de recherche du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), des universités de Nantes, Angers et Le Mans. La recherche est divisée en plusieurs thèmes/équipes. Les participants à RiOMar sont principalement impliqués dans le thème « Systèmes marins en transition » du laboratoire LPG. Ils ont une longue expérience dans la réalisation de projets sur des thèmes centrés sur la dynamique des processus biogéochimiques dans les environnements côtiers et estuariens ainsi que dans les brèches et canyons du Golfe de Gascogne. Les projets RS2E-OSUNA et SEMHABEL (2012-2016), centrés sur l’estuaire de la Loire, ont permis une première approche multidisciplinaire et simultanée de l’analyse des sédiments et des particules en suspension, donnant lieu à de nombreux articles, dont un numéro spécial du Journal of Sea Research (2016), qui a notamment permis d’établir une cartographie de la qualité des sédiments de l’estuaire intérieur et une première ébauche du cycle du fer estuarien, mettant en évidence l’importance des dépôts de crue et des polychètes benthiques dans l’équilibre stockage/recyclage du fer sédimentaire (Thibault de Chanvalon et al. 2016a et b, 2017). Le laboratoire est reconnu pour son expertise en télédétection et en géochimie haute résolution spatiale qui ont été combinées dans le développement de la mesure 2D sub-millimétrique des espèces chimiques dissoutes dans les eaux interstitielles en couplant le gel DET-2D, les méthodes colorimétriques et l’analyse par caméra hyperspectrale (voir liste des publications en annexe)

Le LHEEA

Le LHEEA est une unité mixte de recherche Centrale Nantes – CNRS (UMR 6598, INSIS-INSU) ayant des thématiques scientifiques liées à la dynamique des fluides telles que l’hydrodynamique des surfaces libres, les interactions fluide-structure et la dynamique de l’atmosphère, avec des moyens expérimentaux uniques. L’équipe SEM-REV est en charge du premier site offshore européen pour les énergies marines renouvelables à travers des tests multi-technologies. Situé au large du Croisic, l’environnement du site fait l’objet d’une surveillance continue depuis 2009. Ces activités ont permis de jouer un rôle clé dans le développement des EMR en France et en Europe, ainsi que dans la validation sur le terrain des technologies marines. Une prochaine plateforme amarrée en permanence, reliée à la côte, sera utilisée par RiOMar PPR comme une station d’échantillonnage et d’observation avec des capacités de transfert de données en temps réel

Le LETG

Le LETG (Littoral, Environnement, Télédétection, Géomatique) est un laboratoire de recherche, reconnu par le CNRS (UMR 6554), qui se consacre à la recherche en géographie environnementale. L’équipe développe des recherches sur l’analyse côtière et maritime en combinant différentes méthodologies allant de la géophysique marine à l’analyse spatiale et à la cartographie. Les thématiques rassemblent soit les usages humains avec les risques côtiers, soit les dynamiques sédimentaires incluant la biodiversité marine. L’évolution de l’environnement côtier avec le changement climatique et son impact sur les socio-écosystèmes constitue actuellement l’un des principaux sujets.

Le CEFREM

Le laboratoire du CEFREM est une unité de recherche hébergée à la fois par l’Université de Perpignan et le CNRS. Le CEFREM est également membre de l’Observatoire Midi-Pyrénées composé de différents laboratoires en sciences de l’environnement principalement situés à Toulouse. Il est composé d’une cinquantaine de chercheurs, ingénieurs, techniciens et étudiants spécialisés dans les géosciences marines. Le CEFREM a mené plusieurs projets internationaux et nationaux concernant l’observation des flux de matière dans le continuum terre-mer. Il dispose d’installations côtières proches de la mer Méditerranée avec des bateaux, des bâtiments techniques pour la préparation, le déploiement de plateformes opérationnelles telles que des bouées, des amarrages et des planeurs. Le CEFREM possède une grande expertise en hydrodynamique côtière et en dynamique des particules grâce à l’utilisation de nouvelles plateformes et d’une instrumentation innovante. Il est leader en France et en Europe dans l’utilisation de gliders côtiers équipés de capteurs acoustiques et optiques pour étudier les processus hydro-sédimentaires devant les embouchures de rivières et à l’échelle des marges continentales.

Le CNRM

Le CNRM est une Unité Mixte de Recherche du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et de MétéoFrance (MF). MF-CNRM est chargé de mener la plus grande partie des activités de recherche en matière de prévision météorologique, de modélisation du climat, de chimie atmosphérique, de processus de surface terrestre, y compris les processus liés à la neige, d’océanographie, et de coordonner la recherche/développement au sein des autres départements de MF, depuis le sauvetage des données historiques jusqu’à la prévision météorologique numérique ou la prévision des vagues et des ondes de tempête. Parallèlement au développement de son modèle de climat et de système terrestre, le MF-CNRM contribue à l’étude de la variabilité climatique, de la projection du climat à l’échelle mondiale et régionale, de la chimie atmosphérique, des interactions océan-air et du cycle global du carbone. MF-CNRM a une longue histoire au sein de la communauté de recherche sur le climat et contribue aux travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). MFCNRM est également impliqué dans la coordination de plusieurs projets de recherche à l’échelle nationale et européenne. Le CNRM a développé une expertise en modélisation biogéochimique climatologique pour étudier les effets des pressions naturelles et anthropiques, ainsi que des facteurs de stress multiples sur la variabilité des écosystèmes océaniques et des cycles biogéochimiques.